vendredi 8 avril 2011

article de presse 24ore du 7 avril 2011

[LA BLOGOSPHÈRE]
07/04/2011 24 Ore n°295
Par Emmanuelle Peretti







Grève de la faim et vacances à poil
Les raisons qui poussent un commerçant ajaccien à mettre sa santé en danger, des expressions corses à connaître par cœur, en passant par la maltraitance des naturistes dans les années 80… Cette semaine, la toile pointe les dérives de toutes sortes.


Dérives illégales protégées
En grève de la faim depuis le 22 mars dernier, le patron du Bistrot du Cours à Ajaccio entend dénoncer « les dangereux dysfonctionnement d’un élu municipal ».
Dans son blog Penser Ajaccio, aimer Ajaccio, il développe longuement les faits qui le poussent « à mettre sa santé en danger ».
L’objet de son geste, qui l’avait déjà poussé en juin 2010 à se déclarer « racketté », reste toujours, selon lui, la non-application des règles de l’occupation du domaine public.
En l’occurrence, les terrasses des cafés ou des restaurants.
Pour cela, le blogueur met en cause « l’incurie » de l’élu « compromis » qu’il surnomme Tartuffe.
La terrasse de son café ne dépasse pas 20m2.
Et il s’y tient, quitte à perdre de la clientèle.
En revanche, d’autres occuperaient, toujours selon le patron du bar, une surface de 180m2 « sans autorisation ».
Ce que l'auteur qualifie de « dérives illégales protégées ».

A environ 3 euros le m2 de taxe, c’est sûr, c’est plus économique.

Après avoir alerté plusieurs fois l'élu municipal chargé de la voirie, le commerçant ajaccien explique qu’il aurait refusé son « étrange proposition » : rajouter tables et chaises au-delà de la limite, « pour faire comme beaucoup d’occupants du domaine public ».








Culs peinturlurés
L’idée de se mettre à poil n’est pas encore à l’ordre du jour, certes. Mais pour ceux qui désirent préparer leurs vacances en Corse dans le plus simple appareil, didi20215 vous propose quelques adresses de villages insulaires dédiés à ce mode de vie. Entre deux ou trois informations sur les bienfaits du naturisme, Didi met en ligne une série de vidéos croustillantes. Parmi elles, un lien vers les archives de l’Ina rappelle comment le nudiste en Corse ait perçu au début des années 80. On y voit un homme qui explique, en roulant les R, « qu’il n’y a plus moyen de se baigner » parce que « tout le monde est à poil ». Et comment il a résolu « le problème ». « J’ai acheté quatre litres de peinture, de la bonne, de la peinture à huile verte pour ne pas dénoter avec la nature. Et j’ai peint deux hommes et une femme. » Sauf que si le protagoniste est semble-t-il ici un insulaire, ce genre de pratiques était souvent le fait de Corses de la diaspora, plus zélés que les résidants eux-mêmes, ne supportant pas de voir leur très chère île souillée de la sorte… Et qui on est !

Pin’s ou pinzutu
Vingt expressions pour donner l’air de comprendre le corse, lors d’un séjour sur l’île de Beauté... C’est vacances-corse.com qui les donne en même temps que des bons plans pour séjourner sur l’île. La petite liste vous propose les indispensables pour ponctuer vos phrases. Ça va de « Mi ! » à « Aio », en passant par les formules de politesse. Et une définition bien appropriée, celle du mot pinzutu – « une institution », souligne l’auteur du blog –, avec la bonne prononciation : « pinsout ». « Quand on parle de « pinzutu », entendez par là, en vrac : Français, continental ou encore Parisien, parfois même Corse de la diaspora, selon son éloignement de la culture insulaire… Pour information, vous entendrez aussi le diminutif « pins’ ». Mais ce n’est pas parce que c’est un diminutif qu’il devient affectif (quoique…) », poursuit le blogueur. Bon, un autre conseil... Si vous êtes l'objet d’un tel qualificatif, c’est peut-être que vous n’avez pas su mettre votre tournée. Ou que votre façon de vous exclamer - « c’est beau la Keurs à Porto-vek’ ! » - tape un peu sur les nerfs des locaux. Certes, c’est un peu caricatural.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire